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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 13:14

http://www.lesafriques.com/images/stories/j83/01_commerce-intraAfricain.jpgAlors que le Vieux Continent s'enfonce dans la crise, le Maroc dispose d'un marché naturel et en pleine croissance pour ses exportations : l'Afrique subsaharienne. Las, la part du Royaume dans le commerce africain reste très faible 11,7 milliards de dirhams (près d'un milliard d'euros) soit 0,26 % de part de marché, indique un rapport de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Un peu mieux qu'en 2000 (0,14 %) mais largement derrière l'Afrique du Sud et le Nigéria, très dynamiques sur la partie subsaharienne du continent, dans laquelle ils détiennent respectivement 4,2 % et 2,8 % de parts de marché.

 

Si le commerce sud-sud a largement progressé, on le doit essentiellement à... la Chine, qui a avancé progressivement ses pions. Le géant asiatique était devenu en 2010 le premier partenaire commercial de l'Afrique subsaharienne avec 15,1 % des parts de marché, dépassant la France qui y faisait pourtant le double de son poids 10 ans plus tôt.

 

La faible performance du Maroc, malgré une volonté affichée de développer les échanges commerciaux avec cette zone, serait due «à plusieurs facteurs qui relèvent principalement des structures économiques, de la faiblesse des infrastructures et des marchés financiers, des mécanismes de financement ainsi que de la non application des protocoles commerciaux », affirme le rapport, qui avoue que les efforts de la diplomatie commerciale marocaine en Afrique subsaharienne est timide.

 

Et si le problème était avant tout culturel et historique ? Séparée de l'Afrique méridionale par la barrière du désert saharien, le Maroc a de longue date tourné son regard et ses espoirs vers l'Europe. Et même si cette dernière n'a peut-être plus autant à offrir, il n'est pas facile de changer de perspective. C'est comme trahir un amour...

 

Pour en savoir plus :

http://www.lesoir-echos.com/le-maroc-afrique-a-bout-de-souffle/economie/49406/

http://www.lematin.ma/journal/Commerce-exterieur_Les-exportations-vers-l-Afrique-en-nette-evolution/165072.html


 

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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 12:22

zellige_de_Fes.jpgConnus dans le monde entier pour la magnificence et la finesse de leurs céramiques, les artisans zelligeurs de Fès craignent aujourd'hui pour leur art. Ils ont manifesté lundi pour dénoncer une situation matérielle de plus en plus difficile et demander le soutien des autorités. «Nous sommes payés à 70 DH [7 €, n.d.b] la journée. Nous ne bénéficions d’aucune couverture sociale… et notre situation se détériore de jour en jour et nous chômons dans la plupart du temps», a déclaré l’un d’entre eux au journal l'Economiste. De fait, la plupart d'entre eux ne sont pas déclarés et sont donc écartés du droit au salaire minimum, aux congés annuels et aux prestations sociales.

 

Conséquence de cette précarité, c'est leur savoir-faire multiséculaire qui est aujourd'hui en danger, affirment les zelligeurs.

 

Cette perspective ne doit pas être prise à la légère : en perdant l'art du "zellige" (céramique), c'est un peu de son histoire et de son identité que le Maroc perdrait. Il faut tout faire pour préserver cet artisanat de prestige.

 

Pour en savoir plus:

http://www.leconomiste.com/article/893019-f-sartisanat-les-zelligeurs-en-col-re

http://www.lesoir-echos.com/les-zelligeurs-de-fes-se-rebiffent/societe/49177/

 

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 23:51

marocexport-copie-1.jpgLe constat est sans appel : l'offre exportable du Maroc est insuffisante en volume et en diversité, et peu rentable. Seuls les phosphates  sauvent la mise : ils représentent à eux seuls un quart à un tiers du volume des exportations marocaines !

Résultat, les exportations n'arrivent pas à la hauteur des importations, ce qui crée un déficit structurel de la balance commerciale du pays. Une telle situation, dans un pays si riche en savoirs-faire artisanaux ancestraux, en ingéniosité, et où le commerce est si développé, semble paradoxale.

 

Conscient de la faiblesse structurelle de l'offre exportable, le Département du Commerce extérieur marocain a lancé une grande enquête pour mieux la connaître. Il s'agit d'élaborer un cartographie de tous les produits et services marocains pouvant être exportés, par région et par secteur. Ce qui lui permettra de mieux accompagner les entreprises exportatrices ou potentiellement exportatrices.

 

Cette cartographie pourrait ainsi constituer un premier pas vers une définition des potentialités propres de chaque région. On pense tout de suite à l'argan dans la région d'Agadir et d'Essaouira, à l'artisanat à Fès, à la confection à Tanger, au tourisme sur les côtes méditerranéenne et atlantique.  Mais d'autres produits et services exportables pourraient être identifiés, comme les services informatiques et les centres d'appel à Casablanca, le palmier à Zagoura, l'électricité solaire à Ouarzazate, etc, etc...

 

On peut souhaiter que cette étude donne aux acteurs concernés l'envie d'aller beaucoup plus loin. Car c'est à chaque territoire de miser sur ses ressources propres, qu'elles soient naturelles ou humaines, pour se vendre à l'étranger et à l'intérieur des frontières marocaines. Et se donner ainsi l'élan de son propre développement. Pour se faire, tout le monde devra travailler main dans la main : entreprises, régions, Etat, collectivités locales, associations, syndicats, associations, population...

 

Pour en savoir plus:

http://www.lematin.ma/journal/Commerce-exterieur_Une-cartographie-de-l-offre-exportable-marocaine/164700.html

http://www.maroc-trade.gov.ma/aLaUne.aspx?alauneId=5

http://www.tropheesexportation.ma/Exportateurs.aspx?c=1&id=2

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 13:04

conf_PNUD2.jpgLe Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a partiellement revu  ses priorités suite aux printemps arabes qui ont éclatés l'année dernière. Helen Clark, administratrice du PNUD,  a précisé, lors d'une visite au Maroc fin mars, la nouvelle démarche suivie par son organisation pour atteindre les objectifs du Millénaire dans les pays de la région . L’inclusion sociale et économique, notamment celle des jeunes, la décentralisation et la gouvernance démocratique, la préservation de l’environnement et l’équité des genres sont les thèmes prioritaires du PNUD pour les pays arabes. Le programme des Nations Unies  tient à accompagner les gouvernements et à leur fournir un appui pour mettre en place les actions appropriées suite aux printemps arabes.

 

Le Maroc présentant une configuration particulière, avec une évolution pacifique des institutions, le PNUD se concentrera particulièrement sur le fait "d’accompagner le Royaume dans son effort d’inclusion sociale, équité et emploi, avec un intérêt particulier à l’équité du genre et à la jeunesse marocaine, sur des bases démocratiques et de bonne gouvernance", a déclaré Helen Clark. Le PNUD souhaite enfin que les efforts soient redoublés en matière de scolarisation et de santé maternelle.

 

les Objectifs du Millénaire pour le Développement

 

Les Objectifs du Millénaire pour le Développement visent, d'ici 2015, à éliminer la pauvreté dans le monde. Et en particulier, à :

- Réduire l'extrême pauvreté et la faim

- Assurer l'éducation primaire pour tous

- Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes

- Réduire la mortalité infantile

- Améliorer la santé maternelle

- Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d'autres maladies

- Préserver l'environnement

- Mettre en place un partenariat mondial pour le développement.

 

Ces objectifs sont fixés à l'échelle mondiale et connaissent une déclinaison particulière selon les pays, en fonction de leur problématiques propres.

 

Pour en savoir plus :

http://www.lematin.ma/journal/Realisation-des-OMD-dans-les-pays-arabes_Le-PNUD-s-invite-au-Royaume-pour-accompagner-le-changement/164712.html

http://www.un.org.ma/spip.php?article1984

 

 

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 20:52

maisondesassociations-copie-1.JPG Les associations et ONG marocaines vont désormais devoir rendre des comptes. C'est, en substance, le message du ministre des Relations avec le Parlement et la société civile, Lahbib Choubani, lors d’une table ronde sur le «rôle des associations dans la législation».

Il était temps. Car le monde associatif concentre sur lui un faisceau de critiques. Le manque de compétences, l'appât du gain, la mauvaise gouvernance, le manque de transparence et le détournement de l'action associative au profit de l'action politique, sont les principaux reproches qui lui sont adressés.

Certes, ils ne sauraient caractériser l'ensemble des ONG marocaines, dont certaines font un travail remarquable, tant dans  la vie communautaire que dans le social et le domaine des droits de l'Homme. Il est toutefois certain que si l'on considère les associations marocaines dans leur ensemble, leur efficacité pourrait être largement améliorée.

 

Lahbib Choubani a indiqué que la gouvernance des associations sera l'un des grands chantiers auquel son équipe va s'attaquer.  Car certains chiffres laissent rêveurs. Une étude du Haut commissariat au plan, datant de 2007, a montré que près de 80 % du montant de 8,8 milliards de DH qui a été alloué aux ONG marocaines a été destiné à seulement 10% d’entre elles. Pire, 97% des associations ne présentent à l’Etat aucun document concernant leur gestion financière ou leur activité.

 

Parallèlement, de très nombreuses associations rencontrent des difficultés, entre faible structuration dû à leur jeune âge (4 ans d'existence en moyenne en 2007), manque de financement (puisque 90 % d'entre elles se partagent 20 % des moyens) et manque de ressources humaines qualifiées, puisqu'elles comptent principalement sur des bénévoles.

 

Améliorer leur gouvernance, leur transparence, leur expertise, et définir clairement les champs de l'associatif et du politique, serait  redonner aux ONG une crédibilité au sein de la population. Et cela est nécessaire, car les associations sont une force vive de la société civile capable d'exprimer sa voix.

Le ministre semble  en être conscient : il a annoncé qu'une nouvelle législation sera préparée au cours des prochains mois pour encadrer le monde associatif, et les associations elles-mêmes sont invitées à participer à la réflexion.

 

 

Pour en savoir plus :

http://www.leconomiste.com/article/892899-ong-bient-t-le-grand-m-nage

http://www.aufaitmaroc.com/maroc/societe/2011/12/22/jeunes-peu-de-moyens-mais-une-force-de-travail--non-negligeable

http://www.panoramaroc.ma/fr/index.php/presse-quotidienne/societe/social/3801-lahbib-choubani-80-des-subventions-publiques-90-millions-dh-sont-repartis-entre-10-des-associations

 

 

 

 

 

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 21:50

5_dirhams.jpgLa faiblesse de l'épargne marocaine est dans le collimateur du gouvernement Benkirane. L'écart se creuse de plus en plus entre le montant épargné par les Marocains (29 % du PIB) et l'investissement (37 %). Un déséquilibre inquiétant...

 

Idéalement, le niveau d'épargne des ménages devrait en effet être identique au niveau d'investissement des entreprises à l'échelle nationale. Cela permettrait aux investisseurs de disposer d'une source de liquidités souple, abondante et bon marché. Alors qu'actuellement, ils doivent se financer en grande partie sur les marchés internationaux, avec les coûts et les contraintes que cela engendre, notamment en termes de change. Une situation qui aggrave le déficit budgétaire et crée une dépendance  vis-a-vis de l'extérieur, avec ses risques pour la souveraineté nationale.

 

Cette faiblesse de l'épargne n'est pas seulement marocaine : on la retrouve  dans tout le continent africain. Ce qui n'est pas sans inquiéter l'ONU. Un rapport de 2007 de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) mettait ainsi le doigt sur le problème [voir lien]. 

 

Au Maroc, les mesures incitatives prises par le gouvernement précédent au bénéfice des principaux produits d’épargne (logement, formation, retraite…) n'ont guère eu de succès. Il y aurait pourtant une mesure de bon sens à prendre pour augmenter le taux d'épargne disponible pour l'économie. Car en réalité, la plupart des familles ont de l'argent de côté. Quand les revenus sont irréguliers, ce qui est le cas d'une grande partie des Marocains, avoir un "bas de laine" rempli joue le rôle d'assurance pour les périodes difficiles.

Dès lors, pourquoi ne retrouve-t-on pas cet argent dans le système financier? Tout simplement parce qu'à peine 47 % des ménages détenaient un compte bancaire en 2010, selon la banque centrale. Surtout, ils ne sont que 6 % en zone rurale !

 

Pour les exclus du système bancaire, épargner auprès des associations de microcrédit serait la solution. Ils pourraient ainsi mettre leur argent à l'abri, tenter de se constituer un petit capital. Or, contrairement à la plupart des pays du monde dans lesquels la microfinance est développée, les institutions de microfinance marocaines n'ont pas le droit de faire de microépargne ! Une situation incompréhensible. Modifier la loi permettrait certainement de mobiliser une grande partie de l'épargne dormante.

 

 

Pour en savoir plus :

http://www.lesoir-echos.com/lepargne-interieure-le-grand-absent/economie/48651/

http://www.maghrebemergent.com/finances/68-maroc/752-maroc-la-bancarisation-point-faible-du-secteur-financier.html

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 12:17

SMI.jpg A Imider, un petit village berbère perdu du Sud marocain, à 200km de Ouarzazate, la Société métallurgique d’Imider (SMI) exploite l'une des plus grandes mines d'argent d'Afrique. Une richesse dont les habitants ne voient que l'ombre. Privés d'hôpitaux, de routes, d'écoles, ils affirment que de surcroît, la mine pollue leur eau et assèche la riche nappe phréatique de la région. Au détriment de leur petite agriculture de subsistance.

Trop, c'est trop. Les habitants d'Imider se sont révoltés contre la mine, qui appartient indirectement au puissant holding royal ONA. Ils ont fermés les vannes du puit et occupent le terrain. Leurs revendications ?  Que 75 % des postes de la mine soient réservés aux habitants de la région. Et que la SMI cesse de surexploiter la nappe phréatique et de rejeter une pollution très toxique à base de mercure et de cyanure, utilisés pour le traitement du minerai.

Avec la direction, l'incompréhension semble totale : la SMI affirme que les demandes des habitants d'Imider sont irréalistes et les impacts de la mine, non prouvés.

 

Quoi qu'il en soit en réalité, le cas d'Imider pose la question des retombées des richesses du sol sur le territoire qui les a produits. Comment accepter qu'une région produisant une telle fortune puisse se trouver à ce point à l'écart du développement, sans même une route et des infrastructures de base?

 

 

Pour en savoir plus sur le cas d'Imider :

http://www.yabiladi.com/articles/details/9313/maroc-habitants-d-un-village-berbere.html

http://musique.arabe.over-blog.com/article-imider-maroc-des-villageois-se-revoltent-contre-la-mine-du-roi-mohammed-vi-101328184.html

 

 

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27 mars 2012 2 27 /03 /mars /2012 13:56

DollardollarIl y a quelque chose de choquant à lire les commentaires réjouis sur l'évolution de la demande intérieure marocaine, portée par "l’évolution positive de l’encours des crédits à la consommation" [Le Matin, 26 mars 2012]. Ce type de prêts a encore augmenté de 10,5 % en 2011. Idem pour les crédits immobiliers (+10,7 %), qui ne sont rien d'autre qu'un type particulier de crédit à la consommation.

Traduction ? Les Marocains vivent aujourd'hui à crédit. N'ayant pas les moyens d'acheter les biens qu'ils convoitent, ils ont recours aux établissements bancaires pour y trouver les liquidités qui leur manquent. Et tout le monde applaudit des deux mains, comme si ces crédits, ils ne faudrait pas les rembourser, en se serrant la ceinture et en diminuant sa consommation quotidienne. Comme s'il s'agissait d'une création magique de richesses à partir de rien.

 

Pourtant, le monde entier paye, et payera longtemps, les excès du crédit à la consommation. Petit rappel de l'histoire récente :

 

- Eté 2007 : la "crise des subprimes" éclate aux Etats-Unis. Trop d'Américains ont reçu des crédits pour acheter leurs maisons, alors qu'ils n'avaient pas les moyens de les rembourser. Résultats : des banques dans le monde entier, détentrices de ces prêts qui ne valent plus rien, sont à genoux. Des milliers de familles se retrouvent à la rue.

 

- 2008 : la crise bancaire se transforme en crise financière, puis en crise économique mondiale. Les banques ne voulant plus prêter, les échanges se raréfient, le commerce aussi. Tous les secteurs sont touchés. 

 

- 2008 toujours : Les ménages espagnols ayant reçu trop de crédits immobilier qu'ils n'avaient pas les moyens de rembourser, sur la base d'une hausse continue du marché de l'immobilier depuis plusieurs années, la bulle immobilière espagnole éclate. Cela vous rappelle quelque chose ?

... C'est la fin du "miracle espagnol".

 

- Fin 2009 : la Grèce entame la pire crise budgétaire de son histoire.  Pourquoi ? Parmi les explications le fait que, avec leurs salaires bas et la vie chère, les Grecs vivaient depuis longtemps à crédit.

 

- 2010, 2011 : A cause de la crise grecque, la zone euro craint pour sa survie. D'autant plus que la crise de la dette souveraine menace d'autres pays de la zone : Portugal, Irlande, Italie, Espagne.

 

- 2012 : A qui le tour? ...

 

A chaque fois, le même scénario se répète : un système bancaire trop laxiste alimente excessivement en crédits des ménages fragiles, avec la bénédiction des autorités qui se réjouissent des effets sur la croissance. Car effectivement, la consommation induite par ces crédits fait gonfler, sur le moment, la croissance. Mais cet effet ne peut être que temporaire : car il faut bien que quelqu'un, à terme, paye. Et si ceux qui ont pris le crédit n'y parviennent pas... les effets, ont l'a vu, peuvent être dévastateurs.

 

Pour autant, les crédits ne sont pas "le mal". Ils sont précieux pour huiler la machine de l'économie, permettre l'investissement. Les crédits bancaires aux entreprises, les microcrédits destinés aux activités génératrices de revenu, permettent de générer du chiffre d'affaires, qui permettra le remboursement du crédit en plus du développement de l'activité.

Mais les crédits à la consommation doivent être maniés avec précaution. Car ils génèrent une baisse du revenu disponible du ménage. Et s'ils représentent une ponction trop importante dans ce revenu, des populations entières peuvent tomber dans le surendettement et la trappe de la pauvreté.

 

Il est temps d'en prendre conscience et de cesser de l'encourager.... Avant qu'il ne soit trop tard.

 

 

Pour en savoir plus :

http://www.lematin.ma/journal/Conjoncture_La-consommation-des-menages-en-hausse/164437.html

http://www.leconomiste.com/article/892136-les-cr-dits-bancaires-en-petite-forme

http://www.france24.com/fr/20111021-economie-europeenne-crise-dette-grece-infographie-explication-banque-bourse-systemique

 

 

 

 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 14:07

etudiants.jpg Le gouvernement marocain vient d'annoncer une simplification de la procédure d'équivalence des diplômes pour les jeunes Marocains ayant effectué leurs études à l'étranger. Désormais, l’équivalence des diplômes sera du ressort du seul ministère de l’Enseignement supérieur. Jusqu'alors, les titulaires de diplômes étrangers devaient en effet demander une double équivalence, l'une au ministère de l’Enseignement supérieur ("équivalence scientifique") et l'autre au ministère de la Modernisation des secteurs public (ne pas rire!) pour y obtenir une "équivalence administrative".

 

Cette mesure devrait surtout faciliter l'accès à la fonction publique à ces jeunes, parfois diplômés des meilleures universités du monde. En effet, dans le secteur privé, on demande rarement une équivalence, un diplôme étranger y étant considéré comme un atout plutôt que comme un handicap.

 

Cette simplification est une nouvelle bienvenue au moment où, en France, la circulaire Guéant rend encore plus difficile aux étudiants étrangers installés en France d'y rester après leur diplôme pour y travailler.

 

Mais on ne saurait se satisfaire d'une mesure si peu ambitieuse. Le Maroc devrait également travailler, en sens inverse, sur l'équivalence des diplômes marocains à l'étranger. Ce travail de longue haleine, qui devra être mené par la voie diplomatique, permettra de faire reconnaître les formations d'excellence qui existent dans ce pays. Car pour l'instant, les diplômés de l'enseignement supérieur marocain sont généralement regardés avec méfiance dans les pays développés.

Un tel travail exige, bien sur, de veiller sur la qualité des diplômes nationaux et de combattre la pratique des diplômes généreusement accordés à tous les étudiants pourvu qu'ils paient les coûteux frais de scolarité.

 

Pour en savoir plus :

http://www.yabiladi.com/articles/details/9443/etudiants-marocains-l-etranger-l-equivalence-diplomes.html

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 16:54

vaccination bebe Maroc Une très bonne nouvelle pour la justice sociale est tombée hier mardi : le Régime d'Assistance Médicale (Ramed) vient enfin d'être généralisé au Maroc. Il permettra aux ménages les plus pauvres d'avoir accès à une couverture santé. Cette petite révolution vise pas moins de 28 % de la population du pays, soit 8,5 millions de personnes. 

Elle concerne avant tout les travailleurs du secteur informel et leurs familles. Qu'ils soient eux-mêmes microentrepreneurs, ou salariés non déclarés, ils n'étaient jusqu'alors couverts par aucune assurance. La Ramed leur permettra de bénéficier gratuitement d'une large gamme de soins, allant de la médecine générale aux soins dentaires, en passant par les médicaments, les soins obstétriques, les radios, les lunettes, les opérations chirurgicales, la rééducation fonctionnelle, etc.

 

Les ménages considérés comme en étant de "pauvreté absolue" ne paieront rien pour bénéficier de la Ramed, tandis que les ménages "pauvres relatifs" contribueront à hauteur de 120 DH (11€) par personne et par an, dans la limite de 600 DH (53€)  par ménage. Pour déterminer si un ménage est bénéficiaire, et dans quelle catégorie (pauvreté "absolue" ou "relative"), les autorités se basent sur une méthode complexe de calcul, basée principalement sur le revenu par tête en zone urbaine et sur le patrimoine en zone rurale. Mais la procédure est relativement simple pour le bénéficiaire : il doit simplement remplir un formulaire auprès de l'autorité locale compétente. 

 

Reste à espérer que l'Etat fera en sorte d'informer tous les bénéficiaires potentiels. Et bien sûr, qu'il veillera à ce que la corruption ne vienne pas fausser la donne, en octroyant le bénéfice de la Ramed à des ménages largement pourvus, alors que les plus pauvres resteraient à l'écart.

 

Mais en attendant, ne boudons pas notre plaisir ! Et applaudissons l'introduction de cette importante mesure pour des millions de Marocains.

 

Pour en savoir plus :

http://www.leconomiste.com/article/892226-le-ramed-g-n-ralis-aujourd-hui

http://www.assurancemaladie.ma/anam.php?id_espace=4&id_srub=7&id_rub=4

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