Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 15:33

vache-decharge.jpg

Quel touriste, étranger ou marocain, s'est promené dans les magnifiques paysages du Maroc sans devoir, à un moment ou un autre, détourner son regard d'ordures ? Qui n'a pas senti son coeur se serrer et ne s'est pas dit : "Quel dommage !". 

 

Ces déchets envahissants, ces déchets qui dégradent le potentiel touristique d'un Maroc que ses habitants appellent avec orgueil "le plus beau pays du monde", on les retrouve partout. Sur toutes les plages, du nord au du pays. Dans les montagnes. et même dans le désert... Partout où vivent les hommes.

 

Ces déchets ne font pas que gâcher le paysage. Ils polluent les sols et donc l'eau, la nourriture des bêtes, et contaminent indirectement les produits agricoles et la viande que consomment les Marocains et qu'ils exportent. Avec les conséquences que l'on imagine sur la santé.

 

A qui la faute ? A un service public de collecte et de valorisation des déchets déficient ? A une éducation qui reste à faire, le Marocain n'ayant aucun remord à jeter leurs déchets dans la rue? A l'irresponsabilité des entreprises ? A la corruption? A un manque de volonté politique? A tout cela à la fois?

 

Qu'importe, il faut s'attaquer au problème. Et il semble que les autorités en soient conscientes : le Maroc a lancé le Programme national de gestion des déchets ménagers et assimilés (PNDM) avec un objectif de 90 % de collecte des déchets ménagers à l'horizon 2020, et la mise en place de 350 décharges contrôlées dans les villes. Il était temps.

 

Pour en savoir plus :

http://www.youtube.com/watch?v=2uHTAu-26iI

http://www.lavieeco.com/news/economie/btp-9-millions-de-tonnes-de-dechets-deversees-chaque-annee-dans-la-nature-21444.html

http://www.lematin.ma/journal/Les-decharges-publiques-menacent-les-sols_Pour-un-stockage-efficace-des-dechets/163441.html

Repost 0
Published by Cécile Bredelet - dans Maroc
commenter cet article
2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 14:11

maroc-dirhams-copie-1Les Marocains de l'étranger qui souhaitent investir au pays verront leurs démarches facilitées : c'est du moins l'ambition du programme d'Accompagnement à la Création d'Entreprise (ACEDIM) lancé par l’Agence pour la Coopération Internationale en Méditerranée (ACIM) et la Fondation Création d’Entreprises du groupe Banque Populaire au Maroc, en partenariat avec l’ADER Méditerranée. 

Le programme, financé par le Fonds Migration et Développement de la Banque Africaine de Développement, propose notamment aux porteurs de projets un accompagnement dans leurs démarches de création d’entreprise et d’investissement au Maroc.

 

En effet,  certains font état d'un calvaire administratif lorsqu'un Marocain de l'étranger tente d'investir dans son pays d'origine.Le programme facilitera à ces investisseurs l'accès à des informations portant sur la législation douanière et fiscale, le système bancaire et financements ainsi que sur d’autres procédures administratives. Ils bénéficieront également d'un suivi personnalisé au Maroc. Au total, ils seront accompagnés pendant deux ans.

 

Le programme ambitionne de permettre la création d’une cinquantaine d’entreprises sur tout le territoire marocain.

 

Dépêchez-vous, si vous êtes intéressés : les porteurs de projet doivent retourner ce questionnaire avant le 16 mars 2012 à Véronique Manry

Tél.: +33 491 02 62 69.

Agence ACIM – 93A La Canebière – 13001 Marseille

 

Pour en savoir plus :

http:www.entreprendre-mediterranee.com/migrations-et-investissements/mig-2012-02-programme-acedim.htm//

http://www.yabiladi.com/articles/details/9128/programme-pour-epauler-ceux-investissent.html

Repost 0
Published by Cécile Bredelet - dans Maroc
commenter cet article
1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 10:38

nombre_de_pauvres_Banque_mondiale-copie-1.gif

 

La Banque Mondiale vient d'annoncer une très bonne nouvelle : le nombre de personnes vivant dans l'extrême pauvreté dans le monde est en recul. En 2008, il avait régressé pour la troisième année consécutive, et ce, dans toutes les régions du monde en développement.

Ce recul est relativement constant depuis 15 ans, comme l'illustre le graphique. En 1981, près de 2 milliards de personnes vivaient avec moins de 1,25 dollar US par jour. En 2008, à dollar constant, ils n'étaient plus "que" 1,29 milliard, malgré l'augmentation de la population mondiale. Au Moyen Orient et Afrique du Nord, l'extrême pauvreté concernait 16,5 millions de personnes en 1981, et seulement la moitié (8,6 millions) en 2008.

 

2008 est la dernière année pour laquelle des données complètes sont disponibles. Depuis cette date, l'extrême pauvreté aurait continué à régresser, selon les études préliminaires de la Banque Mondiale. Le premier objectif du Millénaire pour le développement - réduire de moitié à l'horizon 2015, par rapport à 1990, le nombre de personnes vivant dans une extrême pauvreté - semble en passe d'être gagné.

 

Toutefois, ne crions pas victoire trop vite : le nombre de personnes vivant juste au-dessus du seuil de l'extrême pauvreté n'a, lui, que faiblement diminué : 2,49 milliards d'êtres humains subsistaient avec moins de 2$ par jour (dollar constant) en 2008, soit à peine moins qu'en 1981, où ils étaient 2,57 milliards.

 

 

Pour en savoir plus :

http://web.worldbank.org/WBSITE/EXTERNAL/ACCUEILEXTN/NEWSFRENCH/0,,contentMDK:23130122~menuPK:51200699~pagePK:34370~piPK:34424~theSitePK:1074931,00.html

Repost 0
Published by Cécile Bredelet - dans International
commenter cet article
29 février 2012 3 29 /02 /février /2012 10:18

construction bidonville (400x260)Logement en construction dans un ancien bidonville    

 

Voici sept ans que le grand programme "Villes sans bidonvilles" a été lancé au Maroc. Sur le papier, les réalisations sont encourageantes:  240 000 familles auraient profité du programme, dont 180 000 ont été relogées, et 43 villes ont été déclarées "sans bidonvilles" sur les 85 villes cibles du programme.

 

Sur le terrain, on constate une autre réalité : des bidonvilles rasés et des habitants se retrouvant sans toit ; Des nouveaux logements construits pour recaser les bidonvillois dans des zones éloignées sans école, sans mosquée, sans transport pour se rendre au travail ; Un programme déclaré achevé alors que la zone construite ne comporte ni assainissement, ni eau courante, ni électricité...

 

Les abus se font de tout côté : certains, déjà pourvus d'un logement en dur, prétendent habiter le bidonville pour bénéficier d'un logement subventionné; des agents chargés du recensement des ménages éligibles se font graisser la patte ; au sein du bidonville, de véritables trafics se mettent en place, asséchant les économies si durement acquises de ces ménages en situation précaire. Et au sein des administrations chargées du programme, la désorganisation règne.

 

En parallèle de tout cela, l'exode rural continue d'alimenter les nouveaux bidonvilles... Car le rêve de la grande ville reste vivace dans les campagnes oubliées du développement.

 

Le rêve d'un Maroc sans bidonvilles n'est, malheureusement, pas pour demain.

 

 

Pour en savoir plus:

http://www.lematin.ma/content-article.php?id=160911

http://www.lesoir-echos.com/villes-sans-bidonvilles%E2%80%89-les-raisons-du-blocage/economie/27132/

http://www.leconomiste.com/article/885582-villes-sans-bidonvillesbrun-bilan-en-demi-teinte

Repost 0
Published by Cécile Bredelet - dans Maroc
commenter cet article
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 11:39

migrant africain désert

Migrant subsaharien dans le Sahara marocain

 

S'il est de notoriété publique que de très nombreux Marocains continuent à fuir leur pays pour espérer de meilleures conditions de vie, le phénomène inverse est moins connu. Et pourtant.

 

Les migrants Africains subsahariens, qui doivent passer par le Maroc pour espérer atteindre l'Europe, sont de plus en plus nombreux à s'y installer définitivement. S'étant heurtés à la forteresse européenne sans trouver d'entrée, ils ont, petit à petit, fait leur vie dans le Royaume, se sont mariés, ont eu des enfants. Généralement en situation irrégulière, confrontés à une législation qui rend toute régularisation un parcours du combattant, ces Africains en transit qui s'éternise se retrouvent souvent obligés de mendier pour survivre. Même si, récemment, les autorités semblent avoir décidé de tolérer leurs petits commerces informels.

Une autre catégorie de subsahariens est celle des étudiants, issus de familles aisées, qui sont venus pour les écoles et les universités marocaines et qui, parfois, souhaitent prolonger leur séjour.

 

Enfin, les Européens sont également nombreux. Les Français sont les plus représentés, puisque l'on estime à environ 70.000 les ressortissants français installés au Maroc pour une durée pouvant aller d'un an à toute une vie. Ces expatriés viennent généralement attirés par une opportunité professionnelle qui leur assurera un train de vie conséquent, ou, pour les plus jeunes, par goût de l'aventure et de l'exotisme. Depuis la crise, on observe un autre phénomène : une migration économique "inverse". Ainsi , « De nombreux Espagnols sont en train de s’installer au Maroc suite à leur licenciement en Espagne », souligne Mohamed Berriane, chercheur spécialiste de l’immigration vers Fès, au Centre d'études et de recherches géographiques, à l’université Mohammed V, de Rabat.

 

Ce phénomène nouveau changera-t-il les rapports de force entre le Maroc et les pays d'émigration traditionnels des Marocains, France, Espagne et Italie en tête? Fera-t-il revenir la diaspora marocaine ? Assistera-t-on à un changement de la législation marocaine sur l'immigration?

Réponse dans une décennie...

 

 

Pour en savoir plus :

http://www.yabiladi.com/articles/details/8891/maroc-nouveau-pays-d-immigrations.html

http://www.dimabladna.ma/index.php?option=com_flexicontent&view=items&id=1183

Repost 0
Published by Cécile Bredelet - dans Maroc
commenter cet article
27 février 2012 1 27 /02 /février /2012 16:35

ecoliere tableau noir

Mohamed El Ouafa, le nouveau ministre marocain de l'Education, semble vouloir faire souffler un vent de renouveau dans l'enseignement public. A l'heure du bilan du Plan d'Urgence 2009-2012, l'une des premières décisions du nouveau ministre a été d'annuler des modèles d'écoles élitistes qui avaient été créés avec l'argent public, comme l'«école de l’excellence» censée réunir les meilleurs élèves et professeurs, ou encore le «lycée de référence». Pour El Ouafa, tous deux sont «contraires à l’école de l’égalité des chances».

Voici qui est encourageant. Mais cela suffira-t-il à refaire de l'école publique une école où il est bon d'inscrire ses enfants? Car à l'heure actuelle, la qualité de l'éducation nationale est à ce point dégradée que la plupart des Marocains qui en ont les moyens, et même ceux qui ne les ont pas, s'empressent d'inscrire leurs enfants dans l'enseignement privé. Plus de 10 % des enfants étaient inscrits dans les écoles privées en 2010, malgré un coût prohibitif et une qualité parfois contestable.

 

Certes, le bilan des précédents gouvernements n'est pas entièrement négatif. Dans un pays qui compte encore près de 40 % de personnes ne sachant ni lire, ni écrire, la bataille contre l'analphabétisme est en bonne voie d'être gagnée pour la nouvelle génération. Quelque 97,5 % des enfants de 6 à 11 ans allaient à l'école en 2010-2011, selon les chiffres officiels.

 

Reste que, pour assurer au pays son "avenir intellectuel", selon les mots du ministre, il reste de douloureuses questions à aborder. Celle de la formation, de la rémunération et de l'évaluation des enseignements, tout d'abord. Car comment imaginer qu'un professeur sous-payé, mal formé et sans contrôle pourrait faire du bon travail ?

La question de la langue, ensuite. Le français reste la langue de l'élite, et celle de beaucoup de filières de l'enseignement supérieur, même si elle n'a aucune existence officielle au Maroc. Un état de fait qui creuse encore le fossé entre les classes sociales. Depuis l'arabisation de l'enseignement secondaire à partir des années 80, aucun ministre de l'Education n'a eu le courage d'aborder de front cette question. Il le faudra pourtant. C'est, Monsieur le ministre, une question d'égalité des chances.

 

Pour en savoir plus :

http://www.leconomiste.com/article/891571-enseignementplan-d-urgencepremi-res-victoires-contre-l-abandon-scolaire

http://www.lesoir-echos.com/premier-grand-oral-pour-el-ouafa/societe/45493/

http://www.actuel.ma/Dossier/Enseignement_prive_Le_piege_/528.html

Repost 0
Published by Cécile Bredelet - dans Maroc
commenter cet article
24 février 2012 5 24 /02 /février /2012 10:56

migration-circulaire.jpg

 

Partir à l'étranger, revenir, et apporter à son pays d'origine les compétences acquises ailleurs... Sur le papier, la perspective semble idéale. Douce aux oreilles tant des pays d'accueil qui souhaitent limiter l'immigration, que du pays d'origine qui récupérerait une main d'oeuvre riche de compétences nouvelles.

Dans la réalité, rien n'est simple. La principale question est sans doute celle de l'intégration professionnelle des migrants de retour. son pays d'origine peut-il vraiment lui offrir des conditions assez enviables pour qu'il ait le désir de rentrer ?

L'autre question, qui peut sembler plus accessoire mais qui ne l'est pas toujours, est celle de la possibilité du migrant de changer d'avis et de revenir dans le pays d'accueil où il a "fait sa vie". Car, l'Europe s'étant transformée en forteresse, il sait qu'il n'a pas le droit à l'erreur. Le retour ne peut être raté, car il devra être définitif. Sauf... si le migrant a acquis la double nationalité. D'où la stratégie paradoxale, mais très répandue chez les Marocains, de ne revenir chez eux que lorsqu'ils ont obtenu la nationalité de leur pays d'accueil.

 

La question est donc complexe, et les politiques de coopération pas toujours adaptées. Mohamed Bernoussi, secrétaire général du ministère chargé de la Communauté marocaine résidant à l'étranger, a donc fait appel à ses partenaires pour revoir leur copie. Il faut, selon lui "revoir leurs politiques d'aide au développement selon des concepts novateurs et des projets structurants".

 

Beaucoup de travail en perspective...

 

 

Pour en savoir plus :

http://www.lematin.ma/express/Migration-reguliere_Appel-a-la-reinsertion-professionnelle/163025.html

 

Repost 0
Published by Cécile Bredelet - dans Maroc
commenter cet article
23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 13:05

Enfant_et_vieillard.jpgLa dernière enquête du Haut Commissariat au Plan sur la mortalité au Maroc, basée sur les années 2009-2010, révèle une bonne nouvelle : l'espérance de vie des Marocains à la naissance atteint désormais 75 ans. C'est 8 ans de plus qu'en 1987 !

Le score est désormais tout à fait honorable, puisqu'il est proche de celui des pays les plus industrialisés. Ainsi, les Etats-Unis affichaient une espérance de vie de 78 ans en 2009, et la France, de 81 ans. Au Sénégal, en revanche, un bébé naissant en 2009 ne pouvait espérer vivre que 59 ans en moyenne, et un petit centrafricain du même âge, à peine 47 ans.

 

L'amélioration de l'espérance de vie marocaine est largement due à une forte diminution de la mortalité des nouveaux-nés et des enfants de moins de 5 ans. L'amélioration de la prise en charge médicale des naissances y est certainement pour beaucoup. L'élévation du statut de la femme et la diminution de la fécondité seraient également des facteurs positifs.

 

Mieux vaut toutefois habiter en ville qu'à la campagne : les urbains vivent en moyenne 77 ans, contre 72 ans seulement pour les ruraux. Et 4,2 enfants sur 100 n'atteignent pas l'âge de 5 ans à la campagne, contre 3,1 en ville. Un signe de plus, s'il en était besoin, de la dichotomie villes-campagnes qui persistent au Maroc : des réalisations dignes d'un pays développé dans les grandes villes, et des zones rurales négligées, à la traîne, où la vie est dure et l'espoir, mince. De quoi continuer à alimenter l'exode rural et à grossir les bidonvilles que l'on tente aujourd'hui d'éradiquer à coups de bulldozers.

 

Enfin, mieux vaut être une femme qu'un homme, pour espérer vivre une longue retraite : tout comme les femmes du monde entier, les Marocaines vivent plus longtemps que les Marocains : 76 ans contre 73 ans en moyenne.

 

 

Sources :

http://www.lematin.ma/journal/Selon-la-derniere-enquete-du-hcp_L-esperance-de-vie-portee-a-75-ans/162997.html

http://www.leconomiste.com/article/891523-8-ans-d-esp-rance-de-vie-gagn-s-depuis-1987

http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/SP.DYN.LE00.IN

Repost 0
Published by Cécile Bredelet - dans Maroc
commenter cet article
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 11:22

Bassima Hakkaoui

Bassima Hakkaoui, la seule femme du gouvernement Benkirane

Les associations féministes du Maroc ne décolèrent pas. Le nouveau gouvernement Benkirane, formé en janvier 2012, ne compte en son sein... Qu'une seule femme ministre. Auquel on a affecté le très "féminin" "ministère de la Solidarité, de la femme, de la famille et du développement social".
Le gouvernement précédent, lors de sa formation en 2007, comptait, lui, 7 femmes, ayant des portefeuilles aussi importants que celui de l'énergie ou encore de la santé.

Plus qu'un recul, alors que que l'on espérait une avancée après les printemps arabes et l'adoption d'une nouvelle constitution au Maroc en juillet 2011, il s'agit d'une véritable insulte pour les féministes. Car le nouveau chef de gouvernement se défend en mettant en avant le critère de la compétence. "N'y aurait-il donc qu'une seule femme assez compétente pour être ministre?" enragent les associations.

La polémique est telle qu'une commission pour l'équité de l'ONU a cru devoir venir au Maroc pour faire sa petite enquête.

Cette polémique est, quoi qu'il en soit, révélatrice de deux réalités dans la société marocaine : d'une part, un machisme profondément enraciné dans la société, qui considèrent les revendications féminines d'égalité comme un sujet mineur, voire... risible. Car, c'est bien connu, les femmes sont satisfaites de leur sort. Les hommes les aiment et les protègent, car ce sont de petites choses fragiles (et incapables de prendre des responsabilités).
L'autre réalité est celle de l'existence d'un mouvement féministe actif, capable de réagir rapidement à toute actualité mettant en cause les progrès de l'égalité homme-femme. Un mouvement pacifique et déterminé, porteur de beaucoup d'espoir pour l'avenir.

Quel est le rôle, dans tout cela, des ONG internationales ?

"L'approche genre" est, on le sait, un thème à la mode chez les grands bailleurs de fonds internationaux. "Genre", par francisation du terme anglais "gender", se rapporte au sexe, dépourvu de sa dimension... sexuelle. Oui oui ! Je m'explique : vous êtes une femme, ou un homme, voilà votre "genre". C'est votre sexe social, si on veut.

Les professionnels du développement estiment en général qu'être un homme ne vous pose aucun problème spécifique, au contraire. Etre une femme, en revanche, vous expose à toutes sortes de discriminations, qu'elles soient inscrites dans la loi ou d'usage. Par exemple, double journée (travail à l'extérieur + travail domestique), exposition aux violences domestiques, difficultés à divorcer, etc. Et... l'accès aux plus hauts postes à responsabilité vous est généralement bloqué. Pour un ensemble de raisons : plus faible scolarisation des filles, manque d'encouragement aux petites filles ambitieuses au sein de la famille, plus faible confiance des pairs dans votre capacité à manager, à compétence égale, responsabilités familiales plus lourdes et fortes pressions pour dégager du temps pour la famille, vous empêchant de vous consacrer autant qu'il le faudrait à vos responsabilités professionnelles de haut niveau, etc., etc.

L'approche genre est la prise en considération de l'ensemble de ces difficultés spécifiques dans la conception des programmes de développement.

L'actualité semble montrer que, malgré de fortes réticences de la société, ce travail n'a pas été vain. L'idée de l'égalité homme-femme fait son chemin au Maroc... Faisons confiance aux femmes marocaines pour défendre leurs droits. Elles sont brillantes, intelligentes et déterminées.
Et on ne change pas une société en un jour.

Repost 0
Published by Cécile Bredelet - dans Maroc
commenter cet article
21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 11:29

TGVvsecole.jpg

 

Cette caricature qui circule sur les réseaux sociaux illustre bien la réalité d'un Maroc à deux vitesses.

D'un côté, un Maroc qui avance à la vitesse d'un TGV, à l'image de celui qui reliera bientôt Casablanca et Tanger: c'est le Maroc des affaires, d'une élite qui prétend bénéficier des mêmes services que ceux que l'on trouve dans les pays les plus industrialisés de la planète.

De l'autre côté, un Maroc rural et pauvre, qui se contente de survivre au jour le jour,  et de regarder ébahi cet étalage de richesses auxquelles il n'accédera jamais.

Les deux mondes ne se croisent presque pas, ou du moins ne se parlent pas, car le deuxième Maroc sert le premier en silence, méprisé et presque invisible...

 

 

Repost 0
Published by Cécile Bredelet - dans Maroc
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog du développement au maroc (et ailleurs)
  • Le blog du développement au maroc (et ailleurs)
  • : Commentaires sur l'actualité du développement au Maroc et ailleurs...
  • Contact

Profil

  • Cécile Bredelet
  • Je suis consultante en développement territorial, au Maroc, en France et en Afrique.

Je propose : diagnostics ; écriture de projets; gestion de programmes ; études d'évaluation; création de réseaux. 
N'hésitez pas à me contacter.
  • Je suis consultante en développement territorial, au Maroc, en France et en Afrique. Je propose : diagnostics ; écriture de projets; gestion de programmes ; études d'évaluation; création de réseaux. N'hésitez pas à me contacter.

S'abonner au blog :

http://labs.ebuzzing.fr

Recherche

Liens